Toutes blessent, la dernière tue - Karine Giebel
« Parce que vivre, c'est ça. Vivre, c'est avoir peur, avoir mal. Vivre, c'est risquer. Vivre, c'est rapide et dangereux. Autrement, ça s'appelle survivre. Toute mon enfance, j'ai survécu. Désormais, je veux vivre. Ou mourir. [...] J'ai servi d'esclave à ceux qui ignorent la pitié. J'ai apprivoisé la peur, la soliture. J'ai appelé au secours, j'ai perdu ma voix, mon innocence et ma dignité. J'ai appris le silence, le deuil et la servitude. J'ai détesté, et même haï. J'ai aimé, si fort que je me suis consumée de l'intérieur. »
29/02/2020

Dans ses romans, Giebel frappe aux tripes avec des histoires d'amour qui finissent mal, en général. Ici, on retrouve bien sûr cette trame scénaristique qui la caractérise.

Dans ce livre, l'effet ravageur est amplifié par un ascenseur émotionnel violent qui nous entraîne des tréfonds de la souffrance à la naissance d'un amour, par un courage nu face à des personnages malfaisants et cruels, par une volte-face en milieu de bouquin où chacun n'est pas qui on croit.

Et, comme si c'était jour de promo sur les émotions, ce n'est plus un, mais deux couples qui prennent cher dans une histoire unique.

Commencer ce bouquin, c'est s'engager à souffrir d'une traite pendant 750 pages...


 

Jean-Christophe BURNEAU
par Jean-Christophe BURNEAU

Architecte du numérique le jour, geek la nuit et lecteur le reste du temps...