La mort leur va si bien - Peter James
« Il descendit le long de son corps, caressant ses seins de ses lèvres, puis les contours de son ventre, laissant courir sa langue dans sa douce toison blonde, goûtant à son humidité, la respirant. Un goût incroyable... Un parfum encore plus musqué et excitant que celui qu'elle portait. Elle gémissait. Dieu qu'elle avait bon goût, c'était une merveille. Son portable se mit à sonner. »     
22/10/2019

Je n'arrête pas de vous le dire dans mes chroniques de veille technologique : si vous trouvez une clé USB ou un CD-ROM inconnus, laissez-les où ils sont et surtout, surtout ne les introduisez pas dans votre ordinateur.

Manque de bol pour Tom Bryce, il n'a pas lu ma chronique : que ce roman vous serve de leçon sur ce qui peut arriver ensuite...

Sur le fond, le bouquin plonge dans les milieux de la pédophilie et du snuff movie, quand il ne s'agit pas d'un mélange des deux. Les méchants sont très méchants et tout à fait crédibles. Les victimes ont vraiment l'air de ne pas aimer ce qu'on leur fait. Chez les policiers les personnages partent plutôt en nouille dans tous les sens, ça fait un peu désordre dans l'histoire, beaucoup de bruit pour une enquête qui n'avance pas bien vite...

Le sentiment général que j'en ai gardé est « mais pourquoi faut-il autant de personnages dans une histoire ? » J'ai l'impression qu'on m'a présenté toutes les belles-mères jusqu'à la quatrième génération du deuxième couteau du grand méchant... Je caricature, mais il m'a fallu les trois quarts du bouquin avant de commencer à maîtriser le bestiaire.

Il est vrai que ces temps-ci j'ai la lecture difficile, notamment en raison d'une guerre ouverte avec de nouvelles lunettes. Mais quand même, j'ai dû m'y reprendre à trois fois pour finir les 30 dernières pages, ça ne signe pas un suspense notoire...

Traduit de l'anglais par Raphaëlle Dedourge


 

Jean-Christophe BURNEAU
par Jean-Christophe BURNEAU

Architecte du numérique le jour, geek la nuit et lecteur le reste du temps...