L'homme du lac - Arnaldur Indridason
« Ils étaient plus habitués à enquêter sur des affaires criminelles typiquement islandaises n'impliquant ni appareils bizarres, ni conseillers commerciaux qui n'en étaient pas, ni ambassades étrangères, ni guerre froide mais uniquement la réalité islandaise, anodine, quotidienne, pauvre en événements et tellement, tellement loin du tumulte du monde. »
08/04/2018

Bon, on ne va pas se mentir, Arnaldur fils d'Indrid (c'est l'auteur, hein) est à la fois bon et agaçant. Parfois même agaçant sans que ce soit de son fait. Par exemple dites moi qui, de Erlendur, Elinborg et Sigurdur Oli, est est un mec ou une nénette ? Mmh ? C'est pas instantané, hein... Le traducteur prend la peine, en milieu d'ouvrage, de nous expliquer les patronymes islandais. Ça n'aide en rien, mais on mourra moins con.

Mixez ça avec des chapitres entiers qui commencent par "Il [...]" et où on doit deviner de qui on parle, de l'année, du lieu... Ah, bah ça doit être Machindur...

Voilà, je suis calmé. Pour le reste, il réussit quand même (à l'occasion d'une banale découverte de squelette) à nous faire un cours sur le socialisme des années 60 en Allemagne de l'Est. Tout en faisant avancer une enquête –sur une disparition de 40 ans d'âge– sur la seule base du coup de cœur d'un flic pour une bagnole.

Un bouquin et une histoire propres, nets, bien montés et qui ne laisseront guère de traces dans ma bibliographie.

Traduit de l'islandais par Éric Boury


 

Jean-Christophe BURNEAU
par Jean-Christophe BURNEAU

Architecte du numérique le jour, geek la nuit et lecteur le reste du temps...