20/04/2014

Traduit de l'anglais (US) par Josée Kamoun

[...] Avec sa verve drolatique, Irving nous raconte la rencontre entre un candidat à la greffe, un brillant chirurgien sauvé de l'anorexie par sa jeune bonne marathonienne, une yupette aux dents longues, une maquilleuse mâcheuse de gomme. Et enfin une sirène vêtue d'un sweat-shirt vert, vert comme un lac quelque part dans le Nord, dans un récit sur la perte et la récupération, qui mène un adolescent attardé à l'âge d'homme -de père- pour l'attraction d'un être et d'un lieu magnétiques. Et si l'auteur cherchait à nous prouver que la force du désir est la plus magique des prothèses !

Prenons comme point de départ cet extrait du résumé en quatrième. Car ce livre est difficile à commenter. En gros, tout y est dans les quelques phrases ci-dessus. Un thème, un message à la limite de l'inintéressant. Un style que "drolatique" qualifie très bien, par moments complètement "neuneu", parfois irrespectueux, impulsif ou plat selon les passages. Des personnages caricaturaux, presque des archétypes. Un personnage principal que je n'ai pas réussi à catégoriser, qui tout au long m'a fait penser à Ignatius Reilly dans "La conjuration des imbéciles" - John Kennedy Toole - 1/2 . Avec une différence notable : ce bouquin-ci, je l'ai fini. Car, quelque part, on s'attache. Quelque part on devine, à la marge, l'émotion qui sous-tend l'histoire. Quelque part, on sent que Patrick Wallingford n'est pas si con qu'il en a l'air. Mais cache-t-il son moi intime ou évolue-t-il réellement ? Je vous laisse en juger...


Tags Irving Livre

 

Jean-Christophe BURNEAU
par Jean-Christophe BURNEAU

Architecte du numérique le jour, geek la nuit et lecteur le reste du temps...