05/04/2014

Nous étions les hommes pose Legardinier comme un auteur à part, créateur d'un genre nouveau : le thriller humaniste (Dandy).

Une histoire subtile, des phrases justes, des sentiments à vif. (Le magazine des livres)

L'écrivain phénomène. (Le Parisien)

Bon, peut-être ne faut-il pas exagérer ? Nous tenons là un bon bouquin, certes, mais on n'en est pas, à mon humble avis, au must have !

La ligne thématique est bien choisie et bien amenée. Elle traite de la propriété intellectuelle et, en particulier, du contrôle des inventions par les financiers. Ce qui est intéressant en particulier, c'est que j'ai le souvenir que le médias avaient soulevé une affaire du même genre il y a quelques années, et qu'en quelques jours ils s'étaient totalement écrasés sur le sujet...

Le scénario est pas mal foutu, mais assez linéaire, sans "flip-flap" notable. Les gentils sont gentils, les méchants sont méchants, et les personnages principaux traversent tout ça en frémissant à peine... Trouver des Jésuites blessés au combat constitue un clin d’œil intéressant, mais piloter une enquête sur la base des propos d'un esprit est un poil plus farfelu...

Le style enfin est irréprochable, dynamique, précis à l'exception de rares longueurs.

Il est intéressant de lire ce bouquin après "Le syndrôme E" - Franck Thilliez , malgré l'avis mitigé qu'il m'avait laissé, car les deux traitent, de façons très différentes, de l'avenir de l'humanité.

En conclusion, pour les amateurs de thrillers : à lire s'il croise votre bibliothèque...


 

Jean-Christophe BURNEAU
par Jean-Christophe BURNEAU

Architecte du numérique le jour, geek la nuit et lecteur le reste du temps...