L'enfant perdu - John Hart
« – Je priais pour ça tous les soirs. [...] Et pour que Ken connaisse une mort lente et douloureuse.
– Ne dis pas ça, s'il te plaît
– Quoi ? Que Ken meure ? Ou que sa mort soit lente et douloureuse ? [...] Je veux qu'il meure dans la terreur, comme il nous a terrorisés. Je veux qu'il sache ce que ça fait de se sentir impuissant, mort de trouille, [...]. »
27/10/2018

Dès les premières lignes, l'auteur donne un rythme relativement nonchalant, un peu sudiste (pour information, la Caroline du Nord fit sécession le 20 mai 1861). Ça m'a interpellé parce que ça m'a rappelé l'ambiance de ses deux bouquins précédents, "La rivière rouge" - John Hart et "Le roi des mensonges" - John Hart .

C'est donc sans trop se presser que l'auteur tresse une histoire composée d'une enquête pour disparitions, de sentiments inavouables, d'un enfant ravagée par la perte d'un père et d'une sœur jumelle, de flics plus ou moins corrompus ou d'un grand black tout droit sorti de La ligne verte – Stephen King.

Ajoutez un peu de médocs, un gros pourri, un pote abîmé, on a un grand extrait de vraie vie ponctué de décès peu naturels et pourtant résumé paisiblement, pas après pas, jusqu'à une conclusion en vase clos où, finalement, on s'aperçoit que ce n'est pas le résultat de l'enquête qui nous importait, mais les personnages...

À lire !

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Sabine Boulongne

Crédit photo http://blog-du-serial-lecteur.over-blog.com/john-hart-l-enfant-perdu


 

Jean-Christophe BURNEAU
par Jean-Christophe BURNEAU

Consultant indépendant en transformation numérique des entreprises le jour, geek la nuit et lecteur le reste du temps...